Sommaire

Notes

Un fonctionnement par éclusées

Zones de fractures et de risques

Mesures onéreuses de confortement

Barrage dangeureux pour la population

L'onde de submersion

Le barrage-poids est un ouvrage fragile

Risques en aval du barrage

Leçons des catastrophe passées

 

Cherchez la faille

   Tuf

   La zone du barrage contient des failles importantes. L’étude d’EDF n’en a pas parlé. Une de ces failles est située juste à l’aval de la zone d’édification du barrage. Personne ne peut ignorer les données de base de la géologie. Toutes les failles drainent des eaux dans un chenal d’écoulement. L’assise du barrage est forcément fragilisée par la tectonique récente.
   Environ 50 mètres à l’amont de l’ancrage de la retenue, dans le lit même de la rivière, il y a eu un forage dont on ignore la profondeur. On ne voit pas quid’autre qu’EDF aurait fait ce forage.
   Un double tuyau rabattu exaure deux filets d’eau. Ces tuyaux étant en charge, on peut penser que le forage traverse une zone fracturée. Cette émergence d’eau souterraine a été mise à jour lors des travaux exploratoires, à l’emplacement du “micro-site rocheux formant verrou“. Un tuyau a été posé pour capter l’eau qui jaillit. Les techniciens qui ont découvert cette source et installé le conduit, n’en ont pas parlé. Le dossier n’en fait pas état !

   Des prélèvements de l’eau qui coule du tuyau, ont été effectués à l’initiative de l’ADRE et confrontés avec ceux de la rivière, à l’amont et à l’aval du tuyau. D’après les analyses, le forage diffère de l’eau de la rivière pour la composition minéralogique, ce qui confirme la présence d’une fracturation.
   L’eau du tuyau (44) est plus faiblement minéralisée en éléments ferriques (Fe) et plus fortement minéralisée en calcium (Ca) et en sodium (Na). Le forage du tuyau provient donc d’une nappe formée dans un granitoïde différent. Dans les roches cristallines (granites), on a des nappes de fracture. Une faille explique la différence.
   Le trou d’où sort ce tuyau n’a pas été creusé sans raison. Il y a eu là une problématique qui a poussé les techniciens d’EDF à faire un forage à cet endroit précis. Des relevés de la fracturation en surface indiquent qu’il existe des failles (45) qu’on voit clairement. L’étude d’impact d’EDF est inquiétante par ce qu’elle ne dit pas.
   En périodes de fortes pluies, une certaine fragilisation du mur de la retenue accompagnera la fragilisation du terrain. Les alternances de gel et de dégel, qui se produisent par là un certain nombre de jours par an, ont une action destructrice, comme on le voit, sur les roches granitiques partiellement décomposées qui abondent ici. Ce sont des altérites que, localement, on appelle du tuff.

   Lors des grosses crues, la force et la violence sont telles, dans la zone du barrage, que les parties rocheuses du cours d’eau sont martelées et marquées par les traces des chocs occasionnés par le charriage. On ne peut pas ne pas le remarquer .

 

 

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